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Aod 9604 — Notes pratiques

Par Rédaction · publié 2025-08-12 · dernière vérification 2025-09-10 · News

Tout ce qui suit concerne Aod 9604. Nous restons clairs, nous nous appuyons sur la littérature et distinguons ce qui est solide de ce qui reste ouvert.

Dernière vérification : 2025-09-10. Lorsqu'une affirmation repose sur une étude précise, l'étude est décrite plutôt que surinterprétée.

Qualité et analyse

== Étymologie == En français, le mot musc a été emprunté en 1256 au bas-latin muscus (IVe siècle), qui désigne la même substance animale odorante (ainsi que l'acception de chevrotain porte-musc la produisant). Ce dernier est un emprunt au grec μόσχος moskhos, emprunté lui-même du persan mušk, qui viendrait soit du sanskrit मुष्क muṣká ayant le sens de « testicule », en raison de la forme de la glande soit d’un terme iranien apparenté. La première mention dans un texte latin de muscus avec la valeur de « musc » se trouve chez saint Jérôme (347-420), un moine traducteur de la Bible en latin, ayant longtemps séjourné en Terre sainte, contrée en relation avec la Perse et l’Arabie. Dans son traité Contre Jovinien, Jérôme considère les cinq sens comme la porte d’entrée de tous les vices et à propos de l’odorat, il mentionne le musc, un parfum suave qui « convient aux êtres débauchés et aux amants » (Hier. Adv. Iovin. 2,8) Le terme français musc, fait partie d’un grand groupe de mots ayant pour origine un mot moyen perse (pehlevi) mušk (dérivé d'un terme pour testicules). On y trouve en: persan muskh, arabe misk, ottoman et turc misk, arménien մուշկ mušk, syriaque mesk, grec μόσχος (moskhos), russe мускус muskus, latin muscus, puis moschus, anglais musk, italien muschio, allemand moschus, islandais moskus, géorgien მუშკი mushk’i, philippin musk, etc. Ces langues sont distribuées dans des familles différentes.

Sources : fr.wikipedia.org

Stabilité et conservation

Par contre les termes employés pour désigner le musc dans les régions d’origine des chevrotains porte-musc n’ont pas diffusé hors de leur sphère culturelle avec la substance exportée. Le chinois 麝香 Shè.xiāng (morph. chevrotain.parfum) et ses synonymes sont d’usage dans l’aire culturelle chinoise. Le sanscrit कस्तूरी kasturi se retrouve naturellement dans les langues modernes de la même aire culturelle, comme l’hindi, le marathi, le bengali, malayalam, le cingalais, le télougou, le malaisien, etc. En tibétain, le chevrotain porte-musc se dit glaba et le musc glartsi, deux termes avec la même racine gla. Les termes employés pour désigner le musc en chinois, tibétain, khotanais, sogdien et vieux turc ne sont pas reliés aux mots employés au Moyen-Orient et Europe.

Sources : fr.wikipedia.org

Notes pratiques

Tous les types de chevrotains porte-musc actuellement distingués ont des aires de distribution chevauchant le territoire chinois. Dès l’Antiquité, les chasseurs chinois n’ont pas manqué de remarquer que ces animaux émettaient une substance puissamment odorante nommée shèxiāng 麝香 (morph. « parfum de chevrotain ») qui avait toutes les qualités pour être utilisée comme médicament ou comme parfum. Le plus ancien dictionnaire chinois, le Er ya (爾雅), composé dans les derniers siècles av. J.-C., très laconiquement indique « Père-musc, pieds glutineux » 麝父, 麕足 Shè fù, jūn zú. La glose de Guo Pu (郭璞 ) explicite la métaphore : « Le pied est comme le riz gluant, parfumé ».

Sources : fr.wikipedia.org

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Comparaison avec les alternatives

=== Usages médicinaux === Le premier ouvrage de matière médicale, le Shennong bencao jing (sous les Han postérieur +25 ; +220), et qui a été reçu comme l’ouvrage fondateur de la pharmacopée chinoise, consacre une notice au musc qui va être constamment reprise jusqu’à l’époque contemporaine. C’est à cette époque qu’apparaît la « Voie des Maîtres célestes » Tianshi dao 天师道 qui appréhende « le corps dans sa dimension de temple sacré habité par les dieux et les démons ». La croyance aux démons a été longtemps profondément ancrée dans la culture chinoise et c’est très naturellement qu’elle se trouve chez les rédacteurs du Shennong qui manifestaient des préoccupations proches de celles des alchimistes taoïsants

Sources : fr.wikipedia.org

Questions ouvertes

« Le musc (shexiang 麝香) est amer et tiède. Utilisé pour écarter le qi maléfique et pour tuer les démons et les entités spectrales ; bon pour le paludisme chaud, le poison Gu, les attaques, les tétanies ; et pour se débarrasser des Trois Vers. Pris durant une longue période, il débarrasse du Xie néfaste, évite d’être éveillé par les rêves et cauchemars. Pousse dans le vallées et les montagnes » (Shennong). Le musc est présenté comme une drogue pour traiter les maladies provoquées par les êtres spirituels pathogènes comme le qi maléfique (eqi 恶气), les démons (gui 鬼), les entités spectrales (jingwu 精物), le poison Gu (蛊 vermine), les Trois vers (san chong 三虫) ou le Xie (邪 entité spirituelle menaçant la santé). Ce sont toutes des présences vivantes démoniaques, logées à l’intérieur du corps et responsables des maladies. Paul Unschuld qualifie ce savoir de « médecine démoniaque ».

Sources : fr.wikipedia.org

Contexte

Mais le musc peut aussi écarter les dangers naturels qui opèrent à l’extérieur. Par exemple Ge Hong (283 – 343), le médecin lettré en quête d’immortalité, raconte dans le Baopuzi, comment celui qui suit la Voie doit aller vivre dans la montagne et alors s’exposer à de multiples dangers : une chute de rocher, une rencontre avec un tigre, un loup ou un serpent. Ge Hong propose en conséquence une multitude de moyens de se protéger :

Sources : fr.wikipedia.org

Mécanisme d'action

« certains portent du gingembre sec et de l’aconit dans leur coude... D’autres portent à leur ceinture les pilules de réalgar de Wang Fangping, et d’autres placent des pilules de cérumen de sanglier et des pilules de musc sous leurs ongles de pieds. Toutes ces choses sont effectives. Les chevrotains porte-musc et les sangliers mangent des serpents, donc on peut les utiliser pour contrôler ces bestioles » (Baopuzi, chap.17, 8). L’efficacité du musc peut s’expliquer par un principe de magie sympathique, le chevrotain porte-musc tue le serpent, donc par contagion le musc repoussera les serpents. Environ 1 400 ans plus tard, le père J. B. Du Halde, jésuite du siècle des Lumières, rapporte la même croyance chez les paysans chinois, observée par les missionnaires. Il l’explique par l’odeur du musc qui assoupirait les serpents : « Cela [cette croyance] est si constant, que les paysans qui vont chercher du bois, ou faire du charbon sur ces montagnes, n’ont point de meilleur secret pour se garantir de ces serpents, dont la morsure est très dangereuse, que de porter sur eux quelques grains de musc. Alors ils dorment tranquillement après leur dîner. Si un serpent s’approche d’eux, il est tout d’un coup assoupi par l’odeur du musc & il ne va pas plus loin » (Description, 1735).

Sources : fr.wikipedia.org

Questions fréquentes

Qu'est-ce que Aod 9604 ?

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